La première crèche connue fut celle créée à Marseille, en 1775, par un dénommé Laurent.

001-Santons-01Elle était constituée de mannequins articulés vêtus de costumes locaux. Pour y ajouter un brin d’exotisme, le créateur y avait placé des girafes, des rennes et des hippopotames !!
Jean-Paul Clébert, écrivain passionné par la Provence, raconte :
« À l'époque du Concordat, Laurent montrait même un carrosse qui s'avançait vers l'étable ; le pape en descendait, suivi des cardinaux. Devant eux s'agenouillait toute la Sainte-Famille et le pape lui donnait sa bénédiction. Pendant l'adoration des bergers, un rideau se levait, dévoilant la mer sur laquelle voguait un bâtiment de guerre. Une salve d'artillerie saluait l'enfant Jésus qui, réveillé en sursaut, ouvrait les yeux, tressaillait et agitait
les bras... »
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32-Marseille-Veran-Fabricant-de-Santons-etC'est alors qu'est lancé en Provence, la tradition des santons permettant ainsi à chaque famille de créer une petite crèche avec des personnages qui étaient, à l'origine, fait de mie de pain !! En provençal, "santoun" signifie "petits saints".

1-Santons-1Cette tradition se propage en France, mais la Révolution Française de 1789 fait interdire messe de minuit et présentations vivantes de la naissance de Jésus.

80-409_001En 1803, peu après le Concordat, la première foire aux santons fut inaugurée à Marseille. Elle s’y tient toujours, de fin novembre à début janvier chaque année, en haut de la Canebière, ou bien plus bas, sur la place de la Bourse.

13-Marseille

13-MarseilleDeux stands de santonniers à la Foire aux santons de Marseille, en 2016, près de la Bourse.

3-Santons-LouBoumian-Margarido-LouRavi-1Le véritable santon de Provence, en argile non cuite, a été créé à Marseille par Jean-Louis Lagnel (1764-1822).
Il fut au début concurrencé par les santibelli, d'origine italienne et qui, réalisés en plâtre, étaient vendus autour des années 1830 par des marchands napolitains dans les rues du Vieux-Port. Ses moules servirent à bon nombre d'autres santonniers durant des décennies...

6-Santons-3Il a eu l’idée de construire les moules en prenant comme modèles ses propres voisins qui exerçaient différents métiers : ainsi les santons sont traditionnellement vêtus dans la mode populaire sous Louis-Philippe.

009-berger-aveugle-tambourinaireIl est à remarquer que chaque personnage a son histoire personnelle, qu’on peut connaître en assistant à une des nombreuses « Pastorales » représentées sur scène un peu partout en Provence à l’époque de Noël.

santon_neveu_grassetOn ne peut pas parler de crèches et de santons sans évoquer une célèbre santonnière : Thérèse Neuveu !
Thérèse nait en 1866 à Aubagne dans une famille de potiers et céramistes, les Sicard.

cigalesicard-phrasemistralC'est son frère, Louis Sicard, qui créa, en 1895, la fameuse cigale perchée sur la branche d'olivier, devenue emblème symbolique de la Provence !

santon_neveu_elephantEn 1889, à 23 ans, elle épouse le potier Louis Neveu. Elle installe son atelier de santons en dehors du village et novatrice, abandonne la fabrication des santons très fragiles, en argile crue, séchés au soleil, en utilisant le four de potier de son frère Louis et en créant, elle-même, ses propres moules. Deux nouveautés qui seront d'abord mal perçues, avant de connaître le succès grandissant.

011-Neveu Thérèse-MargaridoThérèse Neveu fut la première santonnière reconnue lors d'un concours provençal en 1901. Le capouliè Joseph Fallen qui lui demande de santonnifier le poète du Paradou, Charlou Riou Elzéard Rougier, ami de Louis Sicard, fut un grand admirateur et propagandiste de Thèrèse Neveu.Capoulié : grand maître félibrige

012-santon_neveu_arlesienneGraEn 1904, Frédéric Mistral, entousiasmé par les santons commandés pour le musée Arlatan, lui écrit :
Ma bello santouniero,
Aviéu proun ausi parla de voste gàubi tri, mai noun m'esperave i delicious santibèlli que venès de m'oufri e que pourtarai dijòu au Museon Arlaten-ounte van faire gau en tóuti.
Vous fau tóuti mi coumplimen: sias uno artisto dóu pessu e uno famo prouvençalo! Tambèn, vous fachés pas se me permete de vous faire une brassado. Longo-mai la Bono Maire e l'Enfant Jèsu emé lou grand San Jóusé mantègon en santa la gènto santouniero que glorifico lou Belèn !
Voste recounèissènt,
Frederi Mistral

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Ma belle santonnière,
J'avais déjà entendu parler de votre adresse(ou talent) choisie, mais je ne m'attendais pas aux délicieux santibelli que vous venez de m'offrir et que je porterai jeudi au Museon Arlaten- où ils vont faire la joie de tous.
Je vous fais tous mes compliments: vous êtes une artiste de première et une flamme provençale! Aussi, ne vous fâchez pas si je me permets de vous embrasser.
Que longtemps encore, la Bonne Mère et l'Enfat Jésus avec le grand Saint Joseph conservent la santé à la charmante santonnière qui glorifie Bethléem !
Votre reconnaissant,
Frédéric Mistral

 

 

 

 

 

 

 

 

014-Neveu-berger couché famThérèse Neveu n'est pas la première à représenter des personnages de son temps. Mais elle innove ici encore en choisissant des personnages célèbres et des figures aubagnaises pittoresques. Ainsi, elle "santonnifie" le berger couché de la Pastorale avec les traits de M. Neveu (ci-dessus).

neveu-margarido-mouleAh ! Et l'histoire du santon " Margarido" !! Une pure merveille provençale que je vais vous conter....

Le chanoine Blanc, curé d'Aubagne, recevait chaque année à Noël, sa vieille cousine Margarido, habillée à la mode de sa jeunesse, c'est à dire avec des vêtements taillés et imprimés, en indiennes matelassées,  comme à la fin du 19e. A noter que ces habits matelassés, protégeant du froid et à usage prolongé, étaient lourds et difficiles à laver. Une jupe était faite avec 2 à 3m de fond, serrée à la taille !!!

Margarido, se promenant dans les rues d'Aubagne au début du XXème siècle, était un personnage pittoresque, du folklore d'un autre temps.
Si on ajoute son caractère très affirmé, son patois, elle n'a pu qu'inspirer Thérèse qui s'est amusée à la présenter ainsi :

013-santon_neveu_margarido1penchée sur sa canne, accoutrée à son ordinaire, la tête protégée par son antique chapeau de feutre noir à la bérigoule, sous lequel elle porte la coiffe en taffetas nouée de rubans blancs sous le menton.

 

On porte le chapeau de paille (chapeau a la bérigoule) l'été et le chapeau de feutre noir l'hiver.

 

La statuette si ressemblante, appréciée par tous les membres de la famille Neveu, fit son apparition dans la crèche de l'église Saint-Sauveur d'Aubagne, et obtint immédiatement un franc succès populaire !

Et Margarido, au caractère bien trempé, se hâtait en bougonnant, chaque année, au moment de Noël, vers l'église Saint-Sauveur, pour vérifier que son santon était bien là, dans la crèche !!^^

A noter que cette Margarido n'a rien à voir avec celle de la Pastorale Maurel, qui, elle, est la femme de M.Jourdan !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et c'est ainsi que Thérèse Neveu commença sa production de personnages bien connus des Aubagnais, des personnes âgées essentiellement, pour lesquelles elle faisait des recherches dans les familles qui avaient conservé d'anciens costumes.

Margarido porte une cape " ramoneur " volantée à fond vert. Les provençales préfèrent des tissus à fond sombre, appelé "fond ramoneur", noir, brun ou vert foncé, avec un mélange touffu d'herbages légèrement enluminé de petites fleurs des prés.

farandole-therese-neveuLe soin apporté par Thérèse Neveu, sa fidélité à la reproduction des costumes provençaux, méritent d'être soulignés !
Avec le costume provençal, l'identité de ceux que Thérèse Neveu a choisi de représenter apparaît d'emblée : leur âge, leur profession, la catégorie sociale à laquelle ils appartiennent, leur religion.
Thérèse a fait oeuvre d'ethnologue: à la fin de sa vie, par soucis d'authenticité, elle faisait poser des personnes agées avec des vêtements de leur jeunesse.

020-virginie-therese-neveu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le santon "Virginie" ou "Virginie de Garlaban" a une toute aussi jolie histoire, que voici...

Virginie Bérenger, paysanne dévote du Garlaban, effectuait des travaux de couture pour le Grand-Hôtel de Versaillard, halte des rouliers. Le dimanche, elle descendait à Aubagne pour assister à la messe et en profitait pour vendre un couple de volailles ou de lapins. Les rubans de sa coiffe étaient assortis à ceux de la chasuble de l'officiant, soit le blanc et l'or en période calendale !!

Virginie porte ses lapins, son grand parapluie bleu, de la couleur de ceux des bergers, alors que Margarido a un parapluie rouge, signe de notabilité. Chacune est donc aisément identifiable, grâce à des détails qui peuvent passer inaperçus aujourd'hui, mais qui, dans la culture provençale d'antan, étaient porteurs de sens et identifiaient une personne. 

 

Maintenant, j'aborde un sujet qui permet de mieux comprendre les qualités requises pour être santonnier et les raisons des prix affichés !!^^
Il s'agit de la fabrication de séries des santons.
Car celle des pièces uniques sont directement modelées dans l'argile, à la main, sans l'aide d'un moule, sont souvent appelés "Hors-série" et ont un prix bien plus élevé, ce qui se conçoit facilement...

On distingue 7 étapes dans la fabrication artisanale du santon:

Le modelage :

021-Jouve-modelage

Chaque sujet est d'abord modelé à la main, en argile, à l'aide d'outils en bois de buis ou en fer. Certains santonniers créent même leurs outils afin de les ajuster à leur convenance et d'obtenir plus de finesse dans le modelage. Ce travail de création est le plus important, car le résultat dépendra du modelage concernant l'expression des visages, de l'attitude et des détails.

La création du moule :

022-moule

le sujet, une fois terminé et encore frais, est disposé sur une plaque d'argile. Les contours de celui-ci sont tracés et creusés, afin que le santon soit enterré jusqu'à sa moitié dans l'argile. C'est ce qu'on appelle "la dépouille".
Cette étape est trèès importante, car si le santon n'est pas enterré correctement, une fois le moule fini, lors du moulage, le sujet créé risque d'être retenu par le plâtre quand on le démoule...

Une fois le santon bien enterré, des clefs sont formées sur la plaque d'argile afin de bien permettre la fermeture des deux parties du moule, sans qu'elles glissent l'une sur l'autre.
On réalise aldors un coffrage avec 4 vitres dans lequel sera coulé du plâtre de Paris, qui sera vibré afin de faire remonter les bulles d'air qui pourraient venir se coller sur les détails du santon. La première partie est alors réalisée et sèche au bout de quelques minutes.

Une fois cette étape terminée, il faut prendre soin de faire les retouches qui s'imposent sur le dos du santon qui est resté collé à la première partie du moule.
Un nouveau coffrage est réalisé autour de celle-ci et, une nouvelle fois, du plâtre est coulé et vibré sur le dos du santon pour créer la seconde partie. Avant cela, un corps gras (huile, savon) est enduit sur la première partie afin d'éviter que les deux plâtres ne se collent entre eux.

Nous avons alors ce qu'on appelle le moule mère. Ce moule ne servira pas à mouler des santons en série, mais à créer des moules de travail !

Pour créer le moule de travail, un santon est moulé à partir du moule mère et un nouveau moule est créé à partir de celui-ci, avec des gorges autour du sujet pour évacuer le surplus d'agile. En effet, au bout d'un certain nombre de santons moulés, l'abrasivité de l'argile use le moule de travail et efface les détails. Ainsi donc, un nouveau moule de travail est alors créé. Le moule mère sert, en fait, de négatif.

 Pouffff ! C'est comme du Proust !! Faut relire deux fois pour suivre !!^^

Le moulage :

023-moulage

Le moulage en série peut commencer. Pour cela, il faut talquer les deux parties du moule afin d'éviter que l'argile colle au plâtre. Puis on dispose un morceau d'argile dans le moule et on ferme ce dernier. Les deux parties du moule se ferment à la force des bras, avec le poids du corps, en faisant des mouvements de va-et-vient afin que le moule soit bien jointé. (Rhoooooo !!^^)
Le socle du santonn est lissé avec morceau de bois plat, et le tampon de la maison y est apposé. Il faut ensuite ouvrir le moule et retier le surplus d'argile restant dans les gorges prévues à cet effet.

Enfin, un fer est introduit dans toute la longueur du santon afin de lui donner de la rigidité. Le santon est alors extrait du moule.

Le séchage :

024-sechage

les santons sont disposés dans des cagettes ou sur des mallons et sèchet à l'air libre.
Cette étape peut durer de 5 jours à plusieurs semaines, selon la taille du sujet, la saison et l'humidité ambiante !

L'ébarbage :

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Cette opération consiste à lever la bavure d'argile qui se trouve autour du santon, à l'aide d'un couteau. Le santon est ensuite lissé avec un pinceau et de l'eau pour atténuer les traces que pourrait laisser le couteau. Son socle est passé au papier de verre pour être bien stable.

La cuisson :

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Les santons séchés sont cuits dans un four de céramiste. Douze heures de cuisson sont nécessaires pour atteindre la température de 980°C. Et il faut attendre 48h pour pouvoir défourner (cuisson dite "biscuit")

La peinture :

027-peinture

C'est l'opération la plus longue. Chaque sujet est peint à la main, couleur par couleur, à l'huile et à l'acrylique.
L'huile est utilisée pour le visage qui demande une grande finesse, surtout au niveau des yeux.
L'acrylique, elle est destinée aux plus granes surfaces, car elle est plus rapide à sécher.

028-Julien_peinture

 

 Normalement, on commence par peindre la chair : visage, cou, bras et mains, jambes et pieds. On fignole le visage : yeux, sourcil, bouche, joues.

Puis on continue comme si on habillait le santon. Les dessous (caraco)... chemise, jupon... jupe, châle, manteau, chapeau.....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Julien, peintre à l'Atelier santonnier Jouve à Luynes-13

Les explications ci-dessus, que j'ai trouvées très judicieuses, sont extraites du site Santons Jouve.

A noter qu'autrefois, les santonniers peignaient en mat tout le santon et vernissaient les cadeaux. Les quelques miens, datant d'environ 1946, sont ainsi faits.

14-SantonChaque santonnier a son style, bien entendu, ainsi que quelques santons "particuliers", voire même des scénettes : farandole, atelier de forgeron et son aide, bugadieres (lavandières) qui essorent un grand drap en le tordant, etc....

011-Santons-Chasseur-1Sans préférence ni ordre, et de manière non hexaustive, voici quelques santonniers célèbres : Fouque, Jouve, Carbonel, Escoffier, Truffier-Douzon...

31-Santon-Bergère-1D'autres encore comme, Arterra, Gonzagues, Magali, Fanny, Mayans, Le Moulin à Huile, Isoline Fontanille, Cavasse, Elisabeth et Bernard Fontanille...

017-Santons-81-1Peyron-Campana, Saurel, Crèche-Décor-Provence, Flore, Karine Fraisse, Farandoles, Colette, Pardi (sic!), Denizou, Sylvie de Marans, etc......

018-Santons-78-1De nos jours, le nombre d'ateliers santonniers pour la France, serait d'environ 150, avec une forte concentration autour de Marseille, Aubagne, Aix-e-Provence et Arles.La plupart d'entre eux, sont de petits ateliers artisanaux, tenus par de véritables artistes créateurs. Le style tend à se simplifier dans l'apparence. On aime plus ou moins, selon ses propres attentes et goûts, le travail de chacun !^^

 Les Santons Habillés 

Photos Myriam-2004 - Atelier Truffier-Douzon

Santons-habillés-prêts-à-être-montésLe santon habillé est composé d'un ensemble "tête-buste-cuisses" auquel il faut monter et ajuster "bras-mains, jambes-pieds"

Tiges-de-fer-pour-assembler-mains-et-piedsCorps de santons prêts à être montés...

Santon-moné-et-toisé-prêt-à-être-habilléL'habillage est, bien entendu, la partie la plus importante et délicate...

Vêtement-pour-santons-habillésLe choix des matières, des couleurs et des motifs sont primordiaux et reflète le bon goût et la marque du santonnier.
Les détails de l'habillement, coiffes, bijoux, boutons et autres, font partie de la créativité du santonnier ainsi que de sesreche rches sur la tradition des costumes.

Santon-habillé-terminéLa tailles des habits est spécifique pour chaque santon. Pour la même taille de santon, les habits n'iraient pas sur le santon d'un concurrent !!

Voici quelques santons habillés de différents artisans....

campana-tambourinaire   Santon Campana - le tambourinaïro

carbonel-carbonel-2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                          Santon Carbonel - le maire

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Santon Carbonel - vieille arlésienne

Devouassoux-homme fagot-10

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Santon Devouassoux - Homme au fagot

Devouassoux-pêcheur ligne-Santon Devouassoux - Pêcheur à la ligne

Lise Berger-Arlèse ombrelle ouverte1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Santon Lise Berger - Arlésienne à l'ombrelle ouverte

lise-berger-grasset_grassetteSantons Lise Berger - Grasset et Grassette

Raphael Raccurt Navoret-1    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Santon Raphaël Raccurt Navoret - Arlésienne

Raphael Raccurt Navoret-Gardienne chevre   Santon Raphaël Raccurt Navoret - Gardienne de chèvre.

Certains santonniers sont spécialisés dans les santons habillés. D'autres proposent santons habillés et santons en argile. Dans la catégorie "argile", quelques santonniers proposent des santons peints et des santons "crus" à peindre : ceci est fort intéressant pour le plaisir de s'atteler à cet art !!

Je ne sais combien de site de santonniers j'ai pu consulter !!^^^^ ....

Peu d'entre eux se prêtent à la récupération des photos, ce que je trouve totalement absurde !! S'ils craignent la concurrence, elle peut se faire bien autrement !!
Et quand on veut simplement, comme moi, faire un choix, on se retrouve bien embarrassé !! ....
Sans compter le nombre de santonniers qui n'ont pas de site !!....

Conclusion : faut attendre la période d'avant Noël pour faire le tour des foires !! Alors que les santonniers eux-mêmes disent être débordés !!
Et puis, faut-il encore pouvoir y aller !!!!!^^^^ Autrement dit, cela devient un privilège de choisir et d'acquérir des santons !!!!!

A noter aussi que certains proposent des prix "internet" un petit peu plus élevés qu'en stand d'expo ou dans leur atelier !!!!^^^....

Les santons, c'est comme les champignons : ça se mérite !!!!^^^^^^

Fin de cet épisode.... le suivant concernera les personnages des santons, à commencer par la crèche proprement dite....
Veuillez m'excuser pour cet interruption de l'image.... la reprise n'en devrait être que plus agréable !! LOL !!....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Découvrez la collection de grands santons habillés "garantis vivants" Claude Carbonel ! Mais pourquoi "garanti vivant" nous direz-vous ? Pour avoir une crèche vivante pardi ! Le secret est dans la tête de chacun de nos grands santons, disponibles en 18, 22 et 26 cm : en effet, la tête, les bras et le buste sont articulés sur des fils de fer qui lui permettent de tourner à droite et à gauche et de s'incliner en avant et en arrière, pour lui donner l'allure que vous souhaitez. Ainsi ce même santon, au demeurant figé, comme un santon, au sortir de sa boite, va se mettre à vivre en prenant les postures que vous voudrez bien lui donner.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Moine

La représentation d'un moine dans la crèche est censée représenter St François d'Assise. Mais elle peut aussi rendre hommage à un capucin d'un couvent de Marseille. Voici sa petite histoire dont je voulais surtout pas vous priver !!

Disciple de François d'Assise, ce jeune moinel avait un véritable talent de sculpteur. Il eut l'idée généreuse de distribuer aux pauvres des petits sujets de crèche, réalisés avec de la mie de pain et parfumés de grains d'anis. Le succès dans son quartier fut immédiat !
Mais sa demande auprès de ces malheureux de ne consommer les sujets que le 25 décembre ne fut pas particulièrement respectée - on s'en serait douté !!^^ - Aussi, son père supérieur fit cesser cette distribution et le jeune capucin ne s'occupa plus, alors, que des sujets en bois de la crèche de son couvent !!