Pivoine officinale  -  Granda pimpanèla,  Peuna  (occitan)
Paeonia officinalis   (Péoniacées) –  Fl. mai à juin

17-Pivoine 28Tire son nom du mot grec « paiônia » : « propre à guérir » associé au nom de Paon, le médecin des dieux de l’Antiquité qui guérit avec des plantes, les blessures d’Hadès, le dieu des morts.

24-Pivoine 28Bien qu’elle soit considérée autrefois comme vénéneuse, on utilisait ses longues graines noires contre l’épilepsie et les convulsions. On prévenait même ces dernières, en mettant un collier de graines autour du cou des enfants.

05-30-StFlo-PivoineCes graines servaient aussi à la fabrication d’une teinture sombre pour les tissus.

06-30-StFlo-Pivoine-2Jadis cueillie avec abus, tant pour sa beauté que pour son utilisation médicinale, elle est aujourd’hui menacée de disparition et protégée par la loi, ainsi que sa cousine la Pivoine sauvage ou Pivoine corraline, de plus grande taille.

07-30-StFlo-Pivoine-2Pousse dans les bois clairs, pelouses rocailleuses, parfois près des chênes, sur calcaire. Photos prises sur le Mont Majard, à St Florent sur Auzonnet - Gard

01-Anémone Sylvie 02Anémone Sylvie  -  Anemona, Tulipan, Uèlh de pavon  (occitan) - Anemone nemorosa   (Renonculacées) – Fl. mars à mai

02-Anémone Sylvie 01Fleurs très précoces, elles forment de grands tapis dans les bois de feuillus, les taillis, les prés et les haies. Les pétales blancs, souvent rosâtres dessous, ne s’ouvrent totalement qu’en pleine lumière et suivent la direction du soleil. Le nombre de feuilles augmente après la floraison. Photo prise à l'aire de pique-nique, juste avant la Tour de Viala -Lozère

09-Aphyll-2008-50Aphyllanthe de Montpellier  -  Bragalon (Occitan) - Magalou, Barjavon, Blavet, Dragon,…
Aphyllanthes monspeliensis   (Liliacées) – Fl. avril à juillet

10-Aphyllanthe 01Plante typique de la garrigue pour son adaptation particulière à la sécheresse. L’aphyllanthe est une plante « sans feuilles » = « aphyllanthe » =  « a », privatif  – « phyllos », feuille – « anthos », fleur).
Les pétales sont très fragiles et l’on a guère le temps d’amener un bouquet cueilli, fleuri jusqu’à la maison !
Par contre, les racines fines, rigides et drues servaient autrefois comme brosse de chiendent, et les enfants aimaient à sucer les calices sucrés des fleurs. D’après Boissier de Sauvages (1820), on enveloppait les fromages des Cévennes avec la plante pour les rendre « gras et de bon goût ».
On donnait à manger les tiges fleuries aux lapins qui en sont très gourmands. Et les moutons quant à eux, les savourent entièrement ! Photos prises sur le Mont Rouvergue, côté Est, à St Florent sur Auzonnet - Gard

17-Coquelicot 03Coquelicot  -  Rosèla, Cacalacà (plutôt la fleur), Rausèlo, Grausèlo, Grousèlo, Rouselle, Mourouselle, Rosela, Cacaraca, Parpèl, etc… (Occitan) -
Papaver rhoeas   (Papavéracées) – Fl. mi-avril à août
Son nom est une allitération sensée évoquer le chant du coq dont la crête écarlate est comparée aux pétales froissés de sa fleur.

Les coquelicots se propagent en colonies dans les champs fraîchement retournés après une longue jachère : les graines peuvent en effet rester en dormance dans le sol pendant plusieurs années et germer dès qu’elles sont ramenées à la surface. Ils poussent aussi au bord des champs et des routes sur sol en friche.

18-30-StFlo-Coquelicot3La consommation des coquelicots est des plus anciennes puisque quatre siècles avant J.-C., Théophraste signalait l’utilisation de ses feuilles en salade. On pense que la plante a été importée de Mésopotamie en Europe dès la préhistoire avec le blé.
Cependant, dans notre région, de nombreuses personnes croyaient que les feuilles de coquelicots contenaient un somnifère puissant, croyance renforcée par la célèbre affaire de l’auberge de Peyrebelle en Ardèche au siècle dernier où d’après les rumeurs, les aubergistes endormaient leurs clients avec du pavot, selon les uns, ou peut-être du coquelicot selon les autres… avant de les assassiner pour les dépouiller !!

19-Coquelicot 01Pour le boudin ou la saucisse aux herbes, on prenait la rosette de coquelicot ou « rousèlo » : la rosette sont les feuilles étalées en cercle, en partant du centre de la souche. Elle avait la réputation d’être la meilleure des herbes à cuire (de janvier à mi-avril).     La « bourbouillado » ou « bourbouillade » était un plat d’herbes sauvages dont la « rousèlo », très appréciée. On les faisait bouillir, puis on les hachait et on les mettait dans une casserole, avec parfois un petit quantité, de la farine, du lait et de la graisse de cochon. C’était laxatif, mais très appétant !
On tirait des graines noires un succédané d’huile d’olive. Séchant à température ambiante, elle a été utilisée aussi pour les peintures à l’huile avant d’être remplacée par l’huile de lin.    Contre la toux, la coqueluche et les problèmes de sommeil, on faisait autrefois des infusions ou décoctions de pétales séchés contre la toux, la coqueluche et les problèmes de sommeil : les pétales se cueillaient le matin après la rosée et étaient laissés toute la journée au soleil pour un séchage rapide. (photos prises dans mon jardin - St Florent sur Auzonnet)

20-Coquelicot 07Pendant qu’elles gardaient les bêtes, alors qu’elles disposaient de peu de temps libre, les fillettes confectionnaient rapidement des poupées avec les coquelicots. Elles cueillaient un bouton avec un centimètre de pédoncule. Elles ouvraient la fleur en écartant doucement les deux sépales verts, puis défroissaient les pétales en les tirant vers le bas : c’était la robe rouge (ou rose) et la cape verte. Pour la tête, elles prenaient le pistil sur une fleur épanouie qu’elles coupaient à la base, et avec une fine tige d’herbe sèche, elles en faisaient un pivot pour placer le pistil sur le pédoncule. Certains enfants en mettant un fruit de coquelicot pour faire la tête, en « faisaient » des curés ou des enfants de chœur qui portaient autrefois, très souvent, des robes rouges. (photo prise à St Julien de Cassagnas - Gard)

15-AdonisdPrintps 36Adonis du printemps  -  Adonis  - Adonis vernalis L.   (Renonculacées) – Fl. avril et mai
Herbacée vivace à souche épaisse, il pousse sur les pelouses rocailleuses calcaires.
Cette plante ne se rencontre en France que sur les Causses et en Alsace.

16-AdonisdPrintps 48L’Adonis est toxique, mais il a une utilisation pharmaceutique comme toni-cardiaque.
Les feuilles sont découpées en fines lanières et les carpelles du pistil sont pubescents (poilus) avec  un bec court et recourbé. Fleurs de 4 à 7 cm de diamètre.
Photos prise sur le Causse de Sauveterre, près du lieu-dit "Les Lacs"- Lozère

12-Brunelle comBrunelle commune  -  Bruneleta, Tetalach  (Occitan) - Brunelle vulgaris   (Labiées) – Fl. mai à août
Elle se propage par stolons et ses bractées et sépales imbriqués et teintés de pourpre forment une sorte de pomme de pin, surtout lorsqu’elle a perdu ses fleurs. Elle atteint 30 cm de haut, mais n’en mesure parfois que 5 dans les étendues d’herbe tondues ou broutées.
Elle est très prisée pour ses propriétés médicinales. On l’a longtemps utilisée en infusion dans l’eau ou le vin pour soigner les blessures.
Photo :  St-Florent-sur-Auzonnet, Gard

14-Grémil pourpre-bleu 54Grémil pourpre-bleu  -  Erba de las pèrlas  -  Tè dau grapaud , Thé de crapaud, Thé des champs, Grémil rouge-bleu,
Lithospermum purpureocaeruleum   (Borraginacées) –  Fl. avril à juin   
Herbacée vivace finement velue, son nom évoque l’hésitation des fleurs dans le choix de leur couleur. En effet, sur le même pied, se présente des corolles en trompette pourpres (purpureo) ou bleues (caeruleum), qui est dû, surtout dans cette espèce, à un changement de teinte au fil de la maturité floraison : le colorant bleu des fleurs est un anthocyane dont la forme acide est rouge la forme basique bleue.
Le grémil pousse souvent à mi-ombre, à l’abri des broussailles mais aussi dans les haies et en lisière de chênaie, sur des sols calcaires.
Les tiges séchées étaient consommée en infusion, comme un ersatz de thé. Photo prise en Lozère

09-Glaïeul d'Ill+muscari à toupet 02Glaïeul d’Ilyrie  -  Cotèla, Glaujòu  - Langa
Gladiolus illyricusri   (Iridacées) –  Fl. avril à juillet   
En colonies peu denses dans les herbes de prairie, mais aussi dans les broussailles claires. Il doit son nom à la ressemblance de ses feuilles avec un glaive, « gladius » en latin. Il était très recherché, ramassé en bouquets, ou bien planté dans les jardins, ainsi que ses proches cousins : le Glaïeul d’Italie (Gladiolus italicus, différent par ses graines non ailées), le Glaïeul des moissons (Gladiolus segetum, lieux cultivés), et le Glaïeul commun (Gladiolus communis, à feuilles larges).
Plus frêle que le glaïeul cultivé, il n’en est pas moins élégant.
Photo :  route de St-Julien-de-Cassagnas, Gard

11-Narcisse 05Myosotis des champs  -  Miosotís,   Te vese et t’aime -   Forget-me-not, Ne m’oublie pas, …
Myosotis arvensis   (Borraginacées) –  Fl. avril à juillet
Ces ravissantes fleurettes portent le même nom populaire dans la plupart des langues européennes. Selon une légende allemande, un chevalier se promenant avec sa belle le long d’une rivière, se pencha pour lui cueillir un bouquet de ces jolies fleurs. Il trébucha, tomba à l’eau, puis voyant que le poids de son armure l’entraînait vers le fond, il lui lança in extremis le bouquet sur la berge en s’écriant : « Ne m’oublie pas ! ».
Le Myosotis des champs pousse sur les sols secs, de préférence sableux, sur les terres agricoles, les friches ou encore le long des murs. Les fleurs d’environ 4mm de diamètre sont blanc crème au départ, puis jaunes, puis roses, avant de prendre enfin un ton bleu pâle habituel.
Photo :   Tour de Viala, Lozère

Fin de la 1ère série....