La Cocarde d'or est une épreuve de course camarguaise qui a lieu chaque année, le premier lundi de juillet, à Arles, Bouches du Rhône.

C'est une course d'importance comptant pour le championnat des raseteurs, le Trophée des As.La Cocarde d'or a été imaginée et créée par Nicolas Crouanson, en novembre 1927 : règlement qui demande une certaine tenue vestimentaire des raseteurs ainsi que le nombre de points attribués selon qu'ils auront coupé, enlevé la cocarde, les glands ou la ficelle.

Le taureau ne doit pas resté plus de 15mn et en général, 7 taureaux sont présentés, le dernier étant toujours hors concours. 1er, 2e et 3e prix pour les raseteurs, et un prix est décerné au meilleur taureau : le baile-gardian de ce dernier, reçoit une récompense pécuniaire.

De grands raseteurs ont laissé leur empreinte comme Christian Chomel, avec 8 victoires et Lucien Volle avec 7 victoires.

1-13-Arles-CocArlésiens et Arlésiennes (faisant partie d'associations) se promènent dans les rues, ce jour-là, et donnent l'aubade dans les cafés et les restaurants.

2-13-Arles-CocEt ils se prêtent volontiers à la photo....

3-13-Arles-CocChanteur et tambourinaïre (celui qui joue du tambourin et du galoubet-petite flûte)... se produisent dans les restaurants et cafés... un moment de ravissement...

4-13-Arles-Coc

5-13-Arles-CocComment résister à la photo-souvenir avec un si beau manequin !!^^^^

6-13-13Nous voici déjà dans les arênes d'Arles. Les musiciens sont en place, mais pas encore tout le public et la présidence... Impossible de prendre des photos de l'entrée tant il y a foule qui se presse...!!  Penser à réserver un an à l'avance pour avoir une place à peu près correcte...

7-13-Arles-CocMenée par la Reine d'Arles de l'année, les Arlésiennes entrent dans l'arène selon une chorégraphie très bien travaillée...

8-13-Arles-Cocde beaux serpentins qui se déploient....

9-13-Arles-Coc... si agréable à l'oeil ....

10-13-Arles-Cocun moment de vrai ravissement... avec la ribambelle de fillettes : tout mignon !!^^

11-13-Arles-CocLa ronde se referme....

12-13-Arles-Coc... pour donner un magnifique bandeau de toilettes différemment colorées, en taille décroissante pour la fin, jusqu'à la plus "pitchounette" (la plus petite)

13-13-Arles-CocLe cercle se redéploie pour préparer une haie d'honneur...

14-13-Arles-Coc... à laquelle se joignent les manadiers...

15-13-Arles-CocLes chefs manadiers suivent cette haie pour se présenter à la présidence...

16-13-Arles-CocAu-dessus des tribunes, une fanfare qui annonce l'entrée et la sortie de chaque taureau, ainsi que le début et la fin de la Cocarde...

17-13-Arles-CocJoli bouquet d'arlésiennes ....

18-13-Arles-CocDans l'arène, la course commence par une "capelado" qui est l'équivalent du "paseo" de la corrida. Le défilé des raseteurs et tourneurs a lieu sur l'air d'ouverture de Carmen répartis en deux files sans ordre préliminaire et se termine par le salut à la présidence.

L'arrivée du taureau dans l'arène est annoncée par une sonnerie de trompette jouant L'èr di biòu. (l'air du taureau)

Après avoir laissé une minute de répit au "cocardier" (taureau qui porte les cocardes) pour s'habituer à l'arène, une seconde sonnerie retentit pour indiquer aux raseteurs le début de leur attaque...

21-13-Arles-CocJuste pour voir le nombre de raseteurs et leur tourneurs (équivalent des péons pour la corrida, qui aident le raseteur). Les tourneurs sont toujours d'anciens raseteurs. Ils doivent tous être vêtus de blanc. Leur nom est inscrit sur leur t-shirt, en noir pour les raseteurs, en rouge pour les tourneurs.

19-Arles-CocOn ne devient pas raseteur du jour au lendemain !! C'est un entraînement quotidien durant des années. Les raseteurs doivent faire montre d'agilité, de résistance, de vigilance et de rapidité ... la dernière qualité n'étant pas la plus négligeable !!^^

23-13-Arles-CocLe "cocardier" est un bœuf castré alors qu'il est encore un veau d'un an, appelé "anouble". Il est de race camarguaise (les Camargue ou raço di biòu), qui diffère des taureaux de "race brave" (race espagnole pour la corrida). Le cocardier camarguais est plus petit (entre 250 et 350 kg), plus nerveux et plus rapide que son cousin espagnol et ses cornes sont en forme de lyre ou de croissant très relevé.

22-13-Arles-CocLa croissance du nombre de spectacles camarguais serait à l'origine du développement du nombre d'élevages qui a pratiquement triplé depuis 1970.
Certaines municipalités ont abandonné ce spectacle, au vu des taxes de l'URSSAF qui ont revu les montants en augmentation, considérant que les primes étaient des rémunérations de travail.

24-13-Arles-CocEn contrepartie, d'autres villages ont ajouté cette partie aux "abrivado" (arrivée des taureaux entourés de manadiers à cheval, des prés jusqu'au village, voire aux arènes et "bandido" (retour des taureaux à la manade, dans les mêmes conditions).

25-13-Arles-CocLe "crochet" est une sorte de peigne en fer, comportant quatre branches de 8 cm de longueur, dotées chacune de quatre dents, reliées par un manche transversal, incurvées vers l’intérieur. Une barrette transversale est permise à condition qu’elle soit dépourvue de dents.

29-13-Arles-CocEnfants et tambourinaïres se préparent à la remise des prix...

30-13-Arles-CocLes raseteurs se présentent face à la présidence pour entendre les résultats... et recevoir les prix des mains du président de la course.

32-13-Arles-CocCe jour-là, le ciel s'est couvert de grisaille et la fin du spectacle fut éclairée par les projecteurs...

Chaque année, trois rendez-vous sont le rendez-vous des "afecounadios" (équivalent provençal de l'espagnol aficionado). Selon Frédéric Mistral, le mot afeciounado signifie passion, zélé, et qui a du goût pour

-  La Cocarde d'Or, d'Arles, fondée en 1931, qui est la plus importante et la plus prestigieuse
-  La Palme d'Or, de Beaucaire
-  La Finale du Trophée des As, qui a lieu, en alternance, à Nîmes et Arles.

Le meilleur cocardier de la saison remporte chaque année un prix : le "Biou d'Or" décerné par un jury.