Débarqués de la péniches, nous nous dirigeons vers un établissement merveilleux : « La Cure Gourmande » !

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Même en N&B, nous restons émerveillés ^^

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Un enchantement de confiseries diverses, présentées dans un beau cadre lumineux avec accueil sympathique sans être de trop commercial, ce qui est fort appréciable !!

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Après cette visite gourmande et quelques inévitables achats, nous repartons à la découverte de la ville d'Aigues-Mortes...

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101-Aigues Mortes 01-1Mais pour cela, nous ne pouvions le faire sans jouer « aux enfants », en prenant le « Petit train »  pour une visite commentée de la ville !!!….

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110-AgsMrts 242-2-5Aigues-Mortes

Au 13e Siècle, le roi de France ne possède, en propre aucune terre donnant sur la Méditerranée. Saint-Louis, projetant de conduire une croisade en Palestine et ne voulant pas s’embarquer dans un port appartenant à l’un de ses vassaux, obtient, en 1240, des moines d’une abbaye de Psalmody, un territoire sur lequel s’élevait déjà un petit bourg avec une tour en bois édifiée par les Mérovingiens, « La Mafatère ». Il développe rapidement ce lieu en port et base militaire, octroyant par une charte d’alléchants privilèges la transformant en « zone franche », ceci afin d’attirer de nouveaux habitants et de nombreux marchands de la Méditerranée.    

Pour le défendre, il édifie la tour de Constance et commence l’enceinte, que terminera son fils Philippe le Hardi, flanquée de 15 tours et percée de 10 portes, avec pratiquement pas de rues perpendiculaires pour empêcher le vent de s’engoufrer.

En 1248, trente huit nefs, affrétées à Gênes, sont rassemblées à Aiges-Mortes qui, à cette époque, est reliée à la mer par un étroit chenal, le Grau Louis. Ces nefs sont des navires déjà importants qui transportent de 500 à 800 personnes ou 100 chevaux.

« Tout passager doit apporter un long coffre qui sert à la fois de malle, de couchette et, en cas de décès, de cercueil, que l’on jette à la mer. Le règlement exige, en outre, que chacun soit muni d’un petit tonneau d’eau douce, de provisions diverses, d’un vase intime et d’une lanterne. »

En 1418, pendant la guerre de Cent Ans, les Bourguignons s’emparent d’Aigues-Mortes par surprise. Les Armagnacs viennent assiéger la ville et désespèrent de s’en rendre maîtres quand une poignée de partisans qu’ils comptent dans la place réussisent, par une nuit.

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Aigues-Mortes reste prospère jusqu’au milieu du 14e s. Elle compte alors 15.000 habitants. Mais l’histoire ne va pas être tendre pour la ville : la mer s’éloigne, les chenaux s’ensablent, malgré les dragages, l’insalubrité des marais mal entretenus génèrent des maladies, les mouvements commerciaux apportent des épidémies de peste et de choléra ! S’ajoutent à cela, les épisodes de la guerre de Cent Ans avec la prise de la ville par les Bourguignons et les affrontements religieux et Aigues-Mortes devient place de sûreté protestante.

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Pour finir, la création d’un canal aboutissant au littoral ne peut empêcher le déclin et au 18e s., la création de Sète porte le dernier coup au port. L’activité de la ville n’est plus entretenue que par l’exploitation des vignobles qui occupent les trois quarts du territoire communal et par les salines. Celles-ci sont exploitées depuis le 8e s. par de modestes saliniers dont l’espérance de vie était de 25 ans ! ce qui, comme le disaient certains, laissait espérer à leur femme de se marier trois fois !… L’eau est puisée au Grau-du-Roi et amenée, après un parcours de 19km, sur des tables salantes où le sel se dépose : 4 millions de mètres cubes fournissent 75.000 tonnes de sel.

Une excellente journée …. qui a donné envie d’en envisager d’autres !! car si le programme en lui-même était réjouissant, il en a été que plus apprécié par le fait de se trouver ainsi réunis… Et un merci spécial à Eliette, qui, toujours attentive aux autres, nous avait préparé boissons fraîches, café chaud et biscuits pour notre « 10h » en arrivant à Aigues-Mortes !!